Amazing Dre
Montreuil, the place to be. En tout cas, ce soir c’était Powerdove au Chinois vs. Part Chimp aux Instants Chavirés. La subtile et délicate évanescence contre la broyeuse à enclume. Pour ma part, j’ai préféré le parfum âcre de la limaille de fer aux effluves florales, ou pour en finir avec les métaphores douteuses et me montrer plus exact, j’ai reniflé longuement une prégnante odeur de vestiaire aux Instants tout en présumant qu’elle devait tout de même être moins marquée au Chinois. Niveau ambiance, je ne sais pas ce que ça a donné vers la place du marché, mais de notre côté, Art Of Burning Water a clairement annoncé la couleur d’entrée de jeu : marron foncé dégueu. Celle du fond de ton slip quand tes intestins ont subi les vibrations infligées par le trio dont on n’aura distingué ni le chant, ni grand-chose de très précis dans la masse sonore d’ailleurs. Ça cogne vite et fort, c’est saturé à l’extrême et rentre parfaitement dans la thématique rouleau compresseur de la soirée.
La vraie bonne surprise de la soirée provient de Hey Colossus, à qui je prête alors pour la première fois une oreille attentive. Le son du sextet semble être habituellement étiqueté psyché, kraut, stoner voire doom et généralement tout ça à la fois avec quelques épithètes ésotériques en bonus. Je dirais qu’on n’est pas loin du compte avec tout ça. Il faudrait aussi ajouter que le résultat est franchement enthousiasmant, en tout cas sur scène. Le chant grave, invectif, habité, survole des rythmiques lancinantes, millimétrées et faussement simples. Je pense un temps aux Swans, mais sans le côté éternelle fin de morceau malgré la répétitivité du propos. En revanche l’aspect transe hypnotique est bien là, il fait chaud et moite et c’est déjà terminé.
Chart pimp a plus de 10 ans, tourne, comme I am come, sur ma platine depuis pas beaucoup moins, et malgré le fait que je n’y étais pas beaucoup revenu récemment, je me suis surpris d’assister à mon seulement premier concert de Part Chimp. Il y a des groupes dont l’évolution au cours des années peut rendre ce genre d’expérience un peu risquée. Il y a aussi ceux qui se reforment et/ou ont vieilli et ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Et puis il y a ceux qui te rappellent à l’ordre avec une énorme claque. Alors certes, si l’engagement est encore là, la recette n’a manifestement pas beaucoup changé, mais peu importe. Quoique la voix haut perchée reste noyée dans le raz-de-marée de distorsion provoqué par un quatuor d’apparence étonnamment nonchalante, les mélodies continuent d’être identifiables dans le maelström. De là à dire que si t’enlèves la fuzz, c’est les Beatles, il y a un pas d’échassier, mais ce sont très certainement les riffs accrocheurs, tout camouflés qu’ils soient, qui font que ça fonctionne toujours aussi bien. Et visiblement pas que pour moi.

Montreuil, the place to be. En tout cas, ce soir c’était Powerdove au Chinois vs. Part Chimp aux Instants Chavirés. La subtile et délicate évanescence contre la broyeuse à enclume. Pour ma part, j’ai préféré le parfum âcre de la limaille de fer aux effluves florales, ou pour en finir avec les métaphores douteuses et me montrer plus exact, j’ai reniflé longuement une prégnante odeur de vestiaire aux Instants tout en présumant qu’elle devait tout de même être moins marquée au Chinois. Niveau ambiance, je ne sais pas ce que ça a donné vers la place du marché, mais de notre côté, Art Of Burning Water a clairement annoncé la couleur d’entrée de jeu : marron foncé dégueu. Celle du fond de ton slip quand tes intestins ont subi les vibrations infligées par le trio dont on n’aura distingué ni le chant, ni grand-chose de très précis dans la masse sonore d’ailleurs. Ça cogne vite et fort, c’est saturé à l’extrême et rentre parfaitement dans la thématique rouleau compresseur de la soirée.

La vraie bonne surprise de la soirée provient de Hey Colossus, à qui je prête alors pour la première fois une oreille attentive. Le son du sextet semble être habituellement étiqueté psyché, kraut, stoner voire doom et généralement tout ça à la fois avec quelques épithètes ésotériques en bonus. Je dirais qu’on n’est pas loin du compte avec tout ça. Il faudrait aussi ajouter que le résultat est franchement enthousiasmant, en tout cas sur scène. Le chant grave, invectif, habité, survole des rythmiques lancinantes, millimétrées et faussement simples. Je pense un temps aux Swans, mais sans le côté éternelle fin de morceau malgré la répétitivité du propos. En revanche l’aspect transe hypnotique est bien là, il fait chaud et moite et c’est déjà terminé.

Chart pimp a plus de 10 ans, tourne, comme I am come, sur ma platine depuis pas beaucoup moins, et malgré le fait que je n’y étais pas beaucoup revenu récemment, je me suis surpris d’assister à mon seulement premier concert de Part Chimp. Il y a des groupes dont l’évolution au cours des années peut rendre ce genre d’expérience un peu risquée. Il y a aussi ceux qui se reforment et/ou ont vieilli et ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Et puis il y a ceux qui te rappellent à l’ordre avec une énorme claque. Alors certes, si l’engagement est encore là, la recette n’a manifestement pas beaucoup changé, mais peu importe. Quoique la voix haut perchée reste noyée dans le raz-de-marée de distorsion provoqué par un quatuor d’apparence étonnamment nonchalante, les mélodies continuent d’être identifiables dans le maelström. De là à dire que si t’enlèves la fuzz, c’est les Beatles, il y a un pas d’échassier, mais ce sont très certainement les riffs accrocheurs, tout camouflés qu’ils soient, qui font que ça fonctionne toujours aussi bien. Et visiblement pas que pour moi.

Beaucoup d’autopromo en ce moment par ici…
Faites-moi plaisir et allez quand même jeter une oreille ici.
Et ne vous privez surtout pas de transmettre la joie de vivre à votre prochain en faisant abondamment tourner l’info.

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Partage mon ami, partage.

Celui-ci, c’est parce que c’était gratuit et qu’on m’a garanti que j’allais voir une pointure. Je me suis simultanément souvenu que le jazz, la soul, c’est pas si mal en fait, et que la guimauve donne des caries. Autant j’ai apprécié la virtuosité de chacun des musiciens, Gregory Porter inclus, autant j’ai clairement été en souffrance dans les moments love-love-all-night-long.

Celui-ci, c’est parce que c’était gratuit et qu’on m’a garanti que j’allais voir une pointure. Je me suis simultanément souvenu que le jazz, la soul, c’est pas si mal en fait, et que la guimauve donne des caries. Autant j’ai apprécié la virtuosité de chacun des musiciens, Gregory Porter inclus, autant j’ai clairement été en souffrance dans les moments love-love-all-night-long.

La carte blanche laissée à Kongfuzi au Trabendo n’a pas manqué d’attiser ma curiosité alors même que je commençai à me lamenter sur ma propension à rester en circuit fermé. Bon, on va relativiser un peu quand même, Kongfuzi, ça ne ressemble pas vraiment non plus à un baroud, mais je fais carton plein puisque je découvre les 4 groupes en live ce soir, lorsque je ne les découvre pas tout court.
Je ne peux pas m’empêcher de me demander si le critère principal pour figurer sur l’affiche n’était pas un nom francophone débile. En tout cas, on entame les hostilités avec Oiseaux-Tempête. A choisir, j’aurais peut-être davantage opté pour Poussins-en-Rogne. Le trio est instrumental et distille un post-rock des plus honnêtes, parfaitement exécuté, lorgnant parfois un peu vers du psycho-ésotérisme à la Pink Floyd (oui parce que ça ne se joue pas du post-rock, ça se distille, c’est comme ça). Cela dit, hormis des moments un peu plus inspirés, surtout sur la fin et notamment quand un des deux guitaristes saisit le saxophone, on ne s’aventure pas beaucoup plus loin que le poulailler.
Ensuite, Jean Jean, dont j’avais déjà écouté un peu de ce qui, me semble-t-il, se qualifie de happy noise. Là encore, c’est carré comme un carré, d’une propreté étincelante et c’est aux italiens de Aucan que je songe en les écoutant, peut-être en imperceptiblement plus foutraque en ce qui concerne la construction des morceaux. Mais hélas, c’est aussi effroyablement sucré. Disons que ça va avec la saison, mais pour ce type de formation, j’aurais davantage goûté la touche acide des copains de No Shangsa par exemple.
Baston prend le relais. Ici, j’aurai misé sur Vague Bousculade. Bon, j’ai compris où voulait en venir le trio, dont le leader est un ersatz de celui de Thee Oh Sees, de la position de la guitare jusqu’à certains tics capillaires. Et musicalement, surprise, ça se rapproche dangereusement de… Thee Oh Sees, tiens donc. C’est à peine ma came quand ce sont les originaux (bien que je recommanderais aisément d’aller les voir en live), alors là… Toutefois, je dois bien reconnaître que ça guinchait sévère aux premiers rangs.
Et pour achever le concours de patronymes douteux, Deux Boules Vanille, soit deux batteurs ayant équipé leurs fûts de capteurs reliés à des synthés et à tout un fatras que je suis bienheureux de ne pas avoir à monter avec une notice Ikea. Annonçons-le franchement, il faudrait menacer mon intégrité physique pour me faire écouter ça dans mon salon. Mais là par contre, j’ai pleinement apprécié la performance des deux gaziers, qui canardent avec un plaisir certain, et transmettent une grosse énergie au public. Ça envoie et me renvoie plusieurs années en arrière, aux légendaires vidéos (spectacles pour les chanceux qui y étaient) d’Andrew Dymond aka André Duracell aka André Diamant. Mais en double.

La carte blanche laissée à Kongfuzi au Trabendo n’a pas manqué d’attiser ma curiosité alors même que je commençai à me lamenter sur ma propension à rester en circuit fermé. Bon, on va relativiser un peu quand même, Kongfuzi, ça ne ressemble pas vraiment non plus à un baroud, mais je fais carton plein puisque je découvre les 4 groupes en live ce soir, lorsque je ne les découvre pas tout court.

Je ne peux pas m’empêcher de me demander si le critère principal pour figurer sur l’affiche n’était pas un nom francophone débile. En tout cas, on entame les hostilités avec Oiseaux-Tempête. A choisir, j’aurais peut-être davantage opté pour Poussins-en-Rogne. Le trio est instrumental et distille un post-rock des plus honnêtes, parfaitement exécuté, lorgnant parfois un peu vers du psycho-ésotérisme à la Pink Floyd (oui parce que ça ne se joue pas du post-rock, ça se distille, c’est comme ça). Cela dit, hormis des moments un peu plus inspirés, surtout sur la fin et notamment quand un des deux guitaristes saisit le saxophone, on ne s’aventure pas beaucoup plus loin que le poulailler.

Ensuite, Jean Jean, dont j’avais déjà écouté un peu de ce qui, me semble-t-il, se qualifie de happy noise. Là encore, c’est carré comme un carré, d’une propreté étincelante et c’est aux italiens de Aucan que je songe en les écoutant, peut-être en imperceptiblement plus foutraque en ce qui concerne la construction des morceaux. Mais hélas, c’est aussi effroyablement sucré. Disons que ça va avec la saison, mais pour ce type de formation, j’aurais davantage goûté la touche acide des copains de No Shangsa par exemple.

Baston prend le relais. Ici, j’aurai misé sur Vague Bousculade. Bon, j’ai compris où voulait en venir le trio, dont le leader est un ersatz de celui de Thee Oh Sees, de la position de la guitare jusqu’à certains tics capillaires. Et musicalement, surprise, ça se rapproche dangereusement de… Thee Oh Sees, tiens donc. C’est à peine ma came quand ce sont les originaux (bien que je recommanderais aisément d’aller les voir en live), alors là… Toutefois, je dois bien reconnaître que ça guinchait sévère aux premiers rangs.

Et pour achever le concours de patronymes douteux, Deux Boules Vanille, soit deux batteurs ayant équipé leurs fûts de capteurs reliés à des synthés et à tout un fatras que je suis bienheureux de ne pas avoir à monter avec une notice Ikea. Annonçons-le franchement, il faudrait menacer mon intégrité physique pour me faire écouter ça dans mon salon. Mais là par contre, j’ai pleinement apprécié la performance des deux gaziers, qui canardent avec un plaisir certain, et transmettent une grosse énergie au public. Ça envoie et me renvoie plusieurs années en arrière, aux légendaires vidéos (spectacles pour les chanceux qui y étaient) d’Andrew Dymond aka André Duracell aka André Diamant. Mais en double.

Le temps passe et un triste constat s’impose de lui-même : j’ai de plus en plus de mal à renouveler la courte liste des artistes que je vais voir en concert. Je ne sais même plus à combien de prestations de Shannon Wright j’ai assisté. Heureusement, on peut compter sur le talent des programmateurs pour sortir des sentiers battus, se différencier par des prises de risques insensées et nous débusquer des premières parties à la pointe de l’avant-garde. Et ce soir au nouveau casino, c’est… MellaNoisEscape qui s’y colle. Oui oui, le même qui a fait l’objet de ma chronique précédente. Autant vous dire que pas grand-chose n’a bougé depuis la dernière fois, d’autant que la construction quasi-martiale des compositions laisse assez peu de place à l’improvisation. J’ai l’impression qu’on n’a pas fini de voir le bonhomme, mais pour l’instant au moins, ça se réécoute avec plaisir, et l’assistance quoiqu’assez stoïque semblait plutôt réceptive.
Ensuite, c’est Shannon qui apparaît, cette fois-ci en version duo, avec un batteur (celui de Three Second Kiss si mes informateurs n’ont pas craqué). En ce qui me concerne,  c’est une première puisque j’ai des souvenirs (peu fiables) en solo et en trio uniquement. Et j’ajouterais que l’adage populaire « plus on est de fous, plus on rit » aurait tendance à se vérifier, même si parler de poilade à l’endroit de la chanteuse est pour le moins inadapté. Cela dit, on assiste à un très bon set, enchaînant des classiques dont je ne connais pas les titres mais que les riffs accrocheurs rendent immédiatement identifiables, et certainement des morceaux plus récents que je serai bien incapable de repérer avec certitude. Mais très franchement, ce n’est pas une playlist que je suis venu chercher au Nouveau Casino, plutôt ces quelques instants de grâce que Shannon Wright arrive à faire surgir miraculeusement de nulle part à pratiquement chaque spectacle.

Le temps passe et un triste constat s’impose de lui-même : j’ai de plus en plus de mal à renouveler la courte liste des artistes que je vais voir en concert. Je ne sais même plus à combien de prestations de Shannon Wright j’ai assisté. Heureusement, on peut compter sur le talent des programmateurs pour sortir des sentiers battus, se différencier par des prises de risques insensées et nous débusquer des premières parties à la pointe de l’avant-garde. Et ce soir au nouveau casino, c’est… MellaNoisEscape qui s’y colle. Oui oui, le même qui a fait l’objet de ma chronique précédente. Autant vous dire que pas grand-chose n’a bougé depuis la dernière fois, d’autant que la construction quasi-martiale des compositions laisse assez peu de place à l’improvisation. J’ai l’impression qu’on n’a pas fini de voir le bonhomme, mais pour l’instant au moins, ça se réécoute avec plaisir, et l’assistance quoiqu’assez stoïque semblait plutôt réceptive.

Ensuite, c’est Shannon qui apparaît, cette fois-ci en version duo, avec un batteur (celui de Three Second Kiss si mes informateurs n’ont pas craqué). En ce qui me concerne,  c’est une première puisque j’ai des souvenirs (peu fiables) en solo et en trio uniquement. Et j’ajouterais que l’adage populaire « plus on est de fous, plus on rit » aurait tendance à se vérifier, même si parler de poilade à l’endroit de la chanteuse est pour le moins inadapté. Cela dit, on assiste à un très bon set, enchaînant des classiques dont je ne connais pas les titres mais que les riffs accrocheurs rendent immédiatement identifiables, et certainement des morceaux plus récents que je serai bien incapable de repérer avec certitude. Mais très franchement, ce n’est pas une playlist que je suis venu chercher au Nouveau Casino, plutôt ces quelques instants de grâce que Shannon Wright arrive à faire surgir miraculeusement de nulle part à pratiquement chaque spectacle.

Je n’ai pas tout à fait compris comment cette soirée avait été organisée, seulement que je n’y ai dû ma présence qu’à un concours de circonstances assez clairement improbable, impliquant quelque part le réalisateur du clip de Térébenthine.
Toujours est-il que l’organisation en question, particulièrement sympathique, apparemment à l’image d’Olivier Mellano lui-même, a fait les choses bien, et a réussi à investir la salle 37 du palais de Tokyo pour le projet solo de celui qui a collaboré entre autres avec Laetitia Shériff, Miossec et un nombre incalculable de références françaises qui ne sont pas parmi les plus honteuses.
Pour l’anecdote, il paraît que la salle 37 doit son nom au fait qu’elle ait été murée en 1937 du fait d’une erreur de conception la rendant inexploitable pour la projection à laquelle elle était initialement destinée. Il aurait fallu plusieurs décennies et de nouveaux travaux pour qu’elle soit de nouveau ouverte. On nous a aussi expliqué que l’acoustique de cette pièce restait difficile à maîtriser.
Pour le coup, aucun problème de son à déplorer. J’ignore s’il faut remercier l’ingénieur du son ou Olivier Mellano lui-même, mais il fût extrêmement propre, maîtrisé, ainsi d’ailleurs que les lumières qui collaient impeccablement à la performance.
Alors, parlons-en de la performance: Olivier Mellano est seul avec sa guitare, sa voix trafiquée ou non, sa boîte à rythme pilotée de manière ingénieuse et ses samples. Le démarrage m’a fait penser à du power-quelque chose, coincé entre Posies, Pavement, Pixies et PChokebore/PTroy von Balthazar peut-être? Puis, c’est parti dans un registre un peu plus sombre, qui m’a semblé influencé d’un peu de trip-hop. Et allez savoir pourquoi, le concert m’a plusieurs fois évoqué un film: Trainspotting. En tout cas, tout cela fonctionne assez bien et s’avère parfaitement huilé. Je me demande si je n’aurais pas apprécié davantage d’aspérité justement, mais on ne va pas se mentir, j’ai passé une bonne soirée.

Je n’ai pas tout à fait compris comment cette soirée avait été organisée, seulement que je n’y ai dû ma présence qu’à un concours de circonstances assez clairement improbable, impliquant quelque part le réalisateur du clip de Térébenthine.

Toujours est-il que l’organisation en question, particulièrement sympathique, apparemment à l’image d’Olivier Mellano lui-même, a fait les choses bien, et a réussi à investir la salle 37 du palais de Tokyo pour le projet solo de celui qui a collaboré entre autres avec Laetitia Shériff, Miossec et un nombre incalculable de références françaises qui ne sont pas parmi les plus honteuses.

Pour l’anecdote, il paraît que la salle 37 doit son nom au fait qu’elle ait été murée en 1937 du fait d’une erreur de conception la rendant inexploitable pour la projection à laquelle elle était initialement destinée. Il aurait fallu plusieurs décennies et de nouveaux travaux pour qu’elle soit de nouveau ouverte. On nous a aussi expliqué que l’acoustique de cette pièce restait difficile à maîtriser.

Pour le coup, aucun problème de son à déplorer. J’ignore s’il faut remercier l’ingénieur du son ou Olivier Mellano lui-même, mais il fût extrêmement propre, maîtrisé, ainsi d’ailleurs que les lumières qui collaient impeccablement à la performance.

Alors, parlons-en de la performance: Olivier Mellano est seul avec sa guitare, sa voix trafiquée ou non, sa boîte à rythme pilotée de manière ingénieuse et ses samples. Le démarrage m’a fait penser à du power-quelque chose, coincé entre Posies, Pavement, Pixies et PChokebore/PTroy von Balthazar peut-être? Puis, c’est parti dans un registre un peu plus sombre, qui m’a semblé influencé d’un peu de trip-hop. Et allez savoir pourquoi, le concert m’a plusieurs fois évoqué un film: Trainspotting. En tout cas, tout cela fonctionne assez bien et s’avère parfaitement huilé. Je me demande si je n’aurais pas apprécié davantage d’aspérité justement, mais on ne va pas se mentir, j’ai passé une bonne soirée.

Je peux me targuer, comme des milliers de badauds, d’avoir mis les pieds sur la pelouse de la Villette à l’occasion de Villette Sonique. En revanche, je ne peux pas prétendre avoir assisté à pléthore de concerts, puisqu’au final, je n’en ai réellement suivi qu’un seul, à savoir celui des suédois de The Skull Defekts. N’ayant eu auparavant que l’expérience d’un seul titre du dernier album (celui-ci), je partais modérément motivé, mais heureusement, la prestation scénique comporte plus de relief que la version enregistrée. Le son est certes répétitif, voire tribal avec tout de même une tranche de guitare acérée pour vriller ce qui reste de tympan, mais le stoner-kraut ne fonctionne finalement pas si mal. Comme quoi on peut miser sur l’hypnose et les décibels sans nécessairement s’appeler Shellac.

Arriver à l’heure à un concert semble désormais être pour moi un défi proche de l’insurmontable. Outre les premières parties qui se retrouvent presque systématiquement escamotées, ce sont maintenant les têtes d’affiches qui subissent les affres d’un emploi du temps atrocement mal géré. Quoique je parie mon dernier vinyle que les têtes d’affiches, ainsi d’ailleurs que les premières parties s’en foutent éperdument. Je manque donc le début du set de David Eugene et consorts en cette belle soirée, et me retrouve bien loin de la scène de la Maroquinerie, peinant à apercevoir le mystique en chef entre épaules et têtes de gars pourtant ni particulièrement costauds ni chevelus. Heureusement qu’il me reste le son pour profiter quand même un minimum d’une performance moyenne de la formation, cette fois-ci en quatuor. Par moyenne, j’entends davantage médiane, à savoir plus qu’honnête, puisque je n’ai jamais réellement été déçu des prestations de Wovenhand. Celle-ci est donc encore un bon cru d’americana, à ranger du côté des sets les plus directs et efficaces.

Arriver à l’heure à un concert semble désormais être pour moi un défi proche de l’insurmontable. Outre les premières parties qui se retrouvent presque systématiquement escamotées, ce sont maintenant les têtes d’affiches qui subissent les affres d’un emploi du temps atrocement mal géré. Quoique je parie mon dernier vinyle que les têtes d’affiches, ainsi d’ailleurs que les premières parties s’en foutent éperdument. Je manque donc le début du set de David Eugene et consorts en cette belle soirée, et me retrouve bien loin de la scène de la Maroquinerie, peinant à apercevoir le mystique en chef entre épaules et têtes de gars pourtant ni particulièrement costauds ni chevelus. Heureusement qu’il me reste le son pour profiter quand même un minimum d’une performance moyenne de la formation, cette fois-ci en quatuor. Par moyenne, j’entends davantage médiane, à savoir plus qu’honnête, puisque je n’ai jamais réellement été déçu des prestations de Wovenhand. Celle-ci est donc encore un bon cru d’americana, à ranger du côté des sets les plus directs et efficaces.